🎤 Interview de webdev : Yann

Yann (@TheYann) est indépendant.

Présentation

Peux-tu te présenter brièvement ?

Yannick Lemin, 36 ans, passionné par l’informatique, les gadgets, la technologie, le développement, bref un bon gros geek (et très mauvais en orthographe).

OĂą travailles-tu ? (indĂ©pendant/PME/grosse boĂ®te/service public…)

Je suis indĂ©pendant en sociĂ©tĂ©. Ma sociĂ©tĂ© s’appelle TechYOS, elle est basĂ©e Ă  6042 Lodelinsart en Belgique. J’en suis le seul employĂ©.

Quelle est ta fonction exacte au sein de l’entreprise. Au sein de quel dĂ©partement de l’entreprise travailles-vous ?

Je suis gérant, développeur, architecte, responsable de tout ce à quoi il faut être responsable, mais surtout consultant. J’ai fait du développement Web pendant longtemps. Je me consacre essentiellement au développement mobile sous Android à l’heure actuelle.

Depuis quand exerces-tu ?

Je fais du développement depuis 15 ans maintenant, je suis indépendant depuis 1 ans 1/2.

Peux-tu me dire en quoi consiste ton métier ou ton poste.

En tant que développeur, mon travail est de créer / améliorer / maintenir / débugger des logiciels en fonction du besoin du client.

Il existe beaucoup de type de logiciels, écrits en beaucoup de langages, mais les besoins sont toujours les mêmes : créer du neuf, améliorer / maintenir / débugger du vieux (et faisant en sorte de ne rien casser en passant).

Une partie du travail est de rester au courant des évolutions des langages et technologies, de faire de la veille technique sur les nouveautés, apprendre les meilleures pratiques, etc.

Quelles tâches annexes peux-tu être amené à accomplir ?

Faire de l’architecture logicielle (génie logiciel), donner des formations, faire des présentations, faire des réunions, etc.

Pourquoi le web development ?

Qu’est-ce qui t’a donnĂ© envie de faire ce mĂ©tier ?

J’ai toujours été un grand fan des nouvelles technologies. Le web fais bien entendu partie de cette catégorie. Faire du développement web signifie beaucoup de choses, j’ai vu là-dedans un grand nombre d’opportunités pour grandir et apprendre toute sorte de choses.

Quel est ton parcours ? (Ă©tudes/autodidacte/…)

J’ai commencé à bidouiller des ordinateurs à partir de l’âge de 9/10 ans, en faisant un petit peu de développement, genre Basic par exemple, et beaucoup de hacking du système afin de faire fonctionner des jeux vidéo sur mon ordinateur.

Quand internet est arrivé, j’ai appris à faire de l’HTML… ensuite j’ai fais des études en informatique industrielle (un graduat à l’époque, 3 ans d’études).

Comment es-tu parvenu Ă  ton emploi actuel ?

Une fois sorti de l’école, j’ai fait du C++ pendant 7 ans puis j’ai fait du développement Web en Java pendant encore un paquet d’années avant de passer au mobile.

Mon expérience en tant que développeur web est le développement de serveur « back-end » en Java, du développement « front-end » en HTML, CSS et JavaScript, utilisant toute une série de librairies, composants et autres outils disponibles pour faciliter tout cela.

Un bon web developper…

Quelles sont les qualités personnelles nécessaires pour exercer ce métier selon toi ?

Être curieux et intéressé. Il faut vouloir constamment apprendre et s’améliorer.

Quelles sont les compétences professionnelles exigées dans ce métier ?

Il ne faut jamais se contenter de ce que l’on sait, ne pas être limité à une seule technologie et ne pas hésité à en essayer de nouvelles.

Rigueur, persévérance, soucis de la qualité et de la performance.

L’habilité de travailler en équipe est aussi très importante je pense.

Peux-tu préciser à quelles technologies tu fais appel au quotidien ?

En tant que développeur Web, je faisais du Java sur le back-end, de l’HTML et du CSS sur le front-end (en utilisant notamment Bootstrap pour aider avec le visuel), ainsi que du JavaScript (AngularJS, JQuery, etc).

Dans le cas d’utilisation de services web, la communication entre le client et le serveur se faisait en JSon ou en XML.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier et pourquoi ?

En ce qui me concerne, le fait de pouvoir construire quelque chose de concret rapidement que le monde entier puisse voir est quelque chose qui me motive.
Mais ce qui me plait vraiment le plus, c’est la possibilité de constamment m’améliorer, évoluer et apprendre. Il est impossible de rester dans ce business sans évoluer et c’est pour moi un besoin de faire sans cesse de nouvelles choses.

Contraintes

Quelles sont les personnes avec qui tu peux être amené à entrer en relation ?

D’autres consultants, des designers, des gens du métiers, des chefs de projets, des patrons.

Y a-t-il des conditions de travail spécifiques ? Des contraintes physiques ?

Le plus gros problème avec ce métier est de rester assis derrière un ordinateur toute la journée. Ce n’est pas le plus sportif des boulots.

Quels sont les problèmes auxquels tu peux être confronté ?

Le plus gros problème en général, c’est le métier. Les clients veulent quelque chose de particulier, mais ne connaissent pas particulièrement les contraintes techniques qui peuvent apparaître. Donc, très régulièrement, il se crée une espèce de conflit entre la demande et ce qui est réalisable.

Un autre problème récurrent provient de la communication entre designer et développeur qui n’est pas toujours la plus facile et directe (bien que cela soit moins vrai en ce qui me concerne depuis quelques temps).

En ce qui concerne le démarrage de sa propre boite, ou le fait d’être indépendant, il y a en effet énormément d’administrations, le besoin d’un certain capital de départ, beaucoup de taxes et autres cotisations à payer.

Le marchĂ© de l’emploi

Quelles sont les Ă©volutions possibles selon toi ?

Il n’y a que de l’évolution possible !

J’ai vu pas mal de développeurs devenir chef de projets, je n’estime pas vraiment que cela est une évolution personnellement. Je pense que l’évolution de la connaissance, de la maitrise et des meilleurs pratiques est ce à quoi nous pouvons nous attendre, et ce à quoi nous devons nous plier.

Quel est l’Ă©tat du marchĂ© de l’emploi pour ce mĂ©tier en gĂ©nĂ©ral selon toi ? Dans ta zone gĂ©ographique ?

Il y a sans arrĂŞt des besoins, pour le moment dans le domaine du Web il reste beaucoup de Java, C#, AngularJS, Polymer. De plus en plus de besoins dans le mobile, autant natif que web.

Existe-t-il des difficultés de recrutement dans ton métier ?

Il y a des demandes pour énormément de profils différents, autant juniors que plus expérimentés. Néanmoins, certaines sociétés requièrent un certain nombre d’entretiens. Parfois il est même impossible de rentrer quelque part sans passer par une société de recrutement ou de consultance spécifique.

As-tu déjà été démarché par un recruteur ?

Oui et je le déconseille fortement. Souvent, très souvent, un recruteur ne connait en rien les spécificités techniques d’un job. Il m’arrive régulièrement qu’un recruteur n’aie aucune idée de ce qu’il/elle à lu dans mon CV et me propose une mission ne me correspondant absolument pas.

Il peut arriver de tomber sur une personne qui fait son travail correctement et il est possible que cela aide pour la trouvaille d’un travail que l’on apprécie. Mais cela reste rare.

Conseils…

Y a-t-il des personnes à qui tu déconseillerais de faire ce métier ?

Les gens qui n’ont aucune ambitions, qui ne savent pas se remettre en question, qui n’ont pas envie d’apprendre et qui n’ont pas envie de travailler.

Quels conseils peux-tu me donner ?

Le meilleur conseil que je puisse donner vis-à-vis du recrutement et de la recherche d’emploi est de chercher une société qui nous plaise et se porter candidat de manière spontanée. Car il est préférable de trouver un travail qui semble nous correspondre au mieux. Tester, découvrir, lire des blogs, aller à des conférences, suivre les communautés et y participer et contribuer.

Bonus un peu technique

Est-ce que tu peux préciser quelle est la différence entre front-end et back-end ? ou me donner ta propre définition ?

Au dĂ©but du web, il y avait essentiellement des pages statiques, de l’HTML bĂŞte et mĂ©chant (pas vraiment de CSS Ă  l’Ă©poque). Ces pages Ă©taient placĂ©es sur des serveurs accessibles sur internet : tu donnais l’url et tout le monde pouvait admirer les photos de ton chien ou bien regarder le menu de sa sandwicherie prĂ©fĂ©rĂ©e… Ce contenu ne changeait pas tout seul, c’est pour ça que ça s’appelle static. Ça, c’est du front-end, c’est Ă  dire ce qui est devant, ce que le visiteur va voir.

Puis sont apparus le JavaScript et le CSS, et cela a permis un peu plus de dynamisme sur ces pages statiques (c’est ce que l’on appelait Ă  l’Ă©poque le DHTML, ou dynamic HTML), c’Ă©tait mignon mais toujours que du front-end.

Au fil du temps, les sociĂ©tĂ©s voulaient pouvoir afficher du contenu Ă  jour sur leur site, qui changeait beaucoup, et les gens qui faisaient de l’html n’Ă©taient pas les mĂŞmes que ceux qui faisaient les textes Ă  afficher… Du coup il a fallu inventer le concept d’application web… C’est lĂ  que le back-end est apparu. Exemple typique de back-end : le CMS ou Content Management System (joomla par exemple, ou encore WordPress), qui consiste en une application que les non-devs peuvent utiliser pour mettre du contenu en ligne sans passer par un dev. Le principe est qu’il y a une application plus intelligente qui gĂ©nère des pages web d’un cĂ´tĂ© pour que les non-devs puissent encoder ou modifier leur contenu, et de l’autre des jolies pages bien formatĂ©es aux couleurs choisies par les non-devs pour les utilisateurs finaux.
Le CMS n’est qu’un exemple parmi beaucoup beaucoup d’autres mais cela est un bon exemple de back-end. La partie applicative peut ĂŞtre très complexe et ne se voit pas particulièrement, mais elle est responsable du bon fonctionnement du front-end.

Ă€ l’heure actuelle, il est fort prĂ©fĂ©rable de favoriser un front-end indĂ©pendant du back-end. Je m’explique : imagine tu bosses dans une sociĂ©tĂ© qui a une grosse application web qui gĂ©nère des pages HTML qui vont bien et c’est trop de la balle. Oui mais maintenant, ça marche aussi sur les smartphones / tablettes et mĂŞme sur des objets qui n’ont pas d’Ă©crans mais qui ont quand mĂŞme besoin de donnĂ©es, par exemple sur une tĂ©lĂ©, sur un frigo, dans un système d’alarme, etc… Ben lĂ  ta page HTML, elle devient soit trop complexe, soit inutile. Donc ton front-end (que l’on appelle aussi client) web est toujours intĂ©ressant pour les navigateurs mais tu peux aussi crĂ©er une application native pour smartphones et tablettes et une application spĂ©cifique pour frigos sans que ton back-end ne change jamais (on presque). Chaque client communique avec le mĂŞme back-end.

Je travaille pour le moment dans une boite qui s’appelle Portima qui est un bon exemple : cette sociĂ©tĂ© propose des outils pour courtiers en assurances. Ils ont plusieurs applications back-end que les courtiers utilisent, avec des front-ends en clients « lourds » sous windows, une interface web, et ils proposent aussi des applications mobiles natives sous Android et iOS qui font appel aux divers back-end. C’est ce genre de solutions hybrides distribuĂ©es qui est très intĂ©ressant Ă  l’heure actuelle.


http://mae.ovh/website/devpop/yann.html

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