Best of Web 2019 !

Best of Web se passe à Paris, une fois par an et propose une journée de formations et une journée de conférences.

J’ai eu la chance cette année d’y être invitée par un des organisateurs. Mon n+1 était emballé à l’idée que j’y aille « en éclaireur » pour sonder l’ambiance, évaluer l’intérêt des talks et la pertinence de notre présence là-bas. Tout ça pour savoir si l’an prochain j’y retourne avec ma tribu ou pas.
Réponse à la fin du post les enfants.

Les stands des partenaires

Les partenaires avaient chacun un stand pour se présenter, recruter, et proposer des petites animations. On pouvait gagner ou emporter des goodies à chaque stand. Ca valait donc vraiment la peine de discuter avec tout le monde. Spéciale dédicace à mes potes de chez Hired qui voulaient me refiler une paire de chaussettes et un « gant pour gobelet » (je reste persuadée que ce sont des moufles pour personnes amputées mais pourquoi pas).

Un stand proposait de jouer en utilisant la conduction de l’électricité de la plasticine et du corps humain, un autre de jouer avec des modèles Arduino, un autre disposait d’une borne d’arcades, un autre encore jouait sur le thème de l’espace avec son astronaute.

Les Teck Talks

Third Party Hell de Matthias Le Brun

Je vous le poste parce que quand j’ai assisté à son Teck Talk, je me suis dit que je ne parlais pas si mal et que si lui avait le droit de faire un talk, même avec des gros mots, alors moi aussi je pouvais le faire. Je vous invite à poster en commentaires vos phrases chocs préférées.

Teck Talk de Tiffany Vachez – D’ouvrière en abattoir à développeuse

Je souhaitais vraiment assister à cette conférence pour en apprendre plus sur le parcours de Tiffany. D’ouvrière en abattoir à webdev, ça devait pas être simple. Je savais que je ne serais pas étonnée par son histoire. Des histoires de reconversion, j’en ai pleins mes classes. Mais ce qui fait la force de son témoignage, c’est qu’elle évoque la confiance accordée par un premier employeur, puis le soutien de ces collègues, l’organisation au sein de la boîte pour l’accompagner dans son apprentissage et ce qui a fait que même si elle doute encore (qui arrête de douter dans notre métier ?), elle n’abandonne pas pour autant.

Le secret, c’est que pour apprendre beaucoup en peu de temps, il faut être bien entouré, et surtout de gens plus expérimentés. Elle a bénéficié du suivi personnel d’un guide qui l’a accompagné, qui a été un référent pendant qu’elle apprenait en autoformation, en suivant des tutos notamment. Elle explique également comment le pair-programming l’a vraiment aidée à progresser.

D’ouvrière en abattoir à développeuse par Tiffany Vachez

Teck Talk d’Alexandre Gomes : Repensons l’enseignement du web !

En substance, Alexandre nous raconte comment le service éducatif français a échoué avec lui. Dans la salle, nombre de mains se lèvent lorsqu’il demande si quelqu’un d’autre a vécu la même chose que lui. Et pour cause : il code, il apprend l’anglais pour coder, il devient bon en anglais, donc on l’envoie faire des études littéraires sans se soucier de sa vraie passion qui, de toute façon, est considérée comme un hobby.

Il parle ensuite du système es bootcamp qui ne correspondent pas réellement aux besoins du marché. Et pour cause. Apprendre à coder en trois mois ? Mais comment ? Il raconte sa propre expérience et livre son analyse : les bootcamps se concentrent la syntaxe pas les concepts, sur les frameworks pas les langages, sur apprendre bêtement mais pas apprendre à apprendre ou à apprendre en comprenant. Il va plus loin en disant que selon lui, l’apprentissage d’un framework devrait venir le plus tard possible, une fois qu’on est apte à comprendre le langage qui sert à le construire (ce qui semble tout à fait logique). Le souci des bootcamps est qu’ils lâchent dans la nature des gens qui sont capables de coder dans un langage, de manipuler un framework mais qu’ils seront incapables de s’adapter, d’évoluer et donc de changer de technos s’ils en ont besoin.

Le plus important, c’est vraiment d’apprendre à apprendre.

(Du coup, ce talk me rassure beaucoup sur ce que je fais depuis deux ans. Enseigner à mes stagiaires d’apprendre à apprendre, de comprendre ce qu’ils font, de se concentrer sur les concepts,… Je ne me suis donc pas complètement plantée)

Repensons l’enseignement du web par Alexandre Gomes

Designers, développeurs, créons la différence ! par Florent Berthelot & Cécile Freyd-Foucault

J’ai adoré cette conférence. J’ai adoré cette conférence parce qu’elle dit exactement tout ce que je voulais savoir et tout ce que j’aimerais que les autres appliquent. Comment notamment que les designers et les dev doivent être impliquer et s’impliquer les autres les autres dès le départ, de ne pas faire son truc chacun de son côté, qu’il est essentiel de communiquer. Alléluia !

Florine, l’autre manière d’immortaliser l’évènement

Plutôt que de (juste) engager un photographe, les organisateurs de Best of Web ont également demandé à Florine Pigny d’immortaliser l’évènement à sa façon : en capturant en dessin les moments forts. C’est ainsi que je me suis retrouvée rapidement sur Twitter sur deux dessins 🙂

Florine faisait également partie des « prix » dans le sens où lors d’un tirage au sort, un participant pouvait gagner son portrait fait par Florine le temps d’une conférence. J’étais à côté d’elle quand elle a réalisé le portrait du gagnant.

Best of Web - Florine Pigny en pleine action
Best of Web – Florine Pigny en pleine action

Le manger

Parler du web, c’est bien beau mais on n’en reste pas moins des humains et la bouffe, c’est important.

Quand t’arrives à Best of Web, y’a le petit déjeuner. Y’a des jus de fruits, des petits gâteaux au chocolat, des viennoiseries du thé, du café,… Y’a de quoi faire. Mais en fait, c’est pas uniquement pour ça que c’est intéressant d’arriver tôt. Arriver pour le petit déjeuner, c’est l’occasion de se familiariser avec l’endroit, aller en repérage des différents stands, poser des questions sur le programme de la journée, découvrir qu’il y a des concours, se donner envie à la vue de la montagne de goodies à disposition. Et c’est le moment pour repérer les gens, se faire des copains.

Vers midi, tout le monde a faim et le traiteur dresse les tables avec ses collègues. Y’a pas à chier, on est gâtés. Du fromage, de la viande, de la charcuterie, du poisson, des pâtes, du couscous, des quiches, du riz,… Et pour les desserts personnellement j’avais jeté mon dévolu sur la tarte au citron meringuée et la tarte au chocolat avec crème de noisettes. Mais il y avait également des trucs plus trash et des trucs plus sains (comme des fruits). Bref le buffet est complet et il y en a pour tous les goûts.

Les Goodies !

Quand on est dans le secret des dieux (ou que tu te trouves dans le cercle de bonnes personnes au moment de bouffer ta tarte au citron), tu découvres que les goodies de l’évènement sont pensés et réfléchis en toute connaissance de cause. Ainsi, il y a le regret du t-shirt non conçu localement mais le reste est pensé de sorte que tout soit utile et/ou écoresponsable. Et ça, c’est quand même la classe. J’ai rien jeté pour ma part, tout ce qui ne m’a pas été utile a été distribué à des gens qui voulaient les objets (genre les lunettes Vue.js avec ma myopie, c’est mort). J’ai remercié les organisateurs pour les éventails lorsqu’on a affronté la canicule (oui, ceci est un edit). Bref, c’était très classe !

Ailleurs sur les Internets

Laisser un commentaire

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut