Être une femme entourée d’hommes dans l’informatique

[English version]

Ça fait plus d’un an que je travaille en tant que formatrice en développement web. Je suis la seule formatrice. Tous les autres sont des hommes. J’ai toujours pensé que ça ne faisait aucune différence. Que la différence résidait surtout dans le regard des autres. Si je m’en fous, tout le monde s’en fout. Mais en fait, tout le monde ne s’en fout pas. Parfois, quand il y a une majorité d’hommes, certains se sentent beaucoup plus à l’aise pour lancer des trucs complètement déplacés voire carrément sexistes. Et comme d’habitude, on entend souvent comme “justification” que “c’est une blague”, suivi de la culpabilisation “si t’es mal à l’aise, c’est parce que t’as pas d’humour”. Pour ma part, j’ai (pour le moment) de la chance : la plupart de mes collègues ne sont pas comme ça. Avec eux, je ne ressens pas cette barrière, ce malaise. On est collègues, sur le même plan, égaux et voilà.

Mais la dernière fois qu’on parlait de ma place dans le crew des formateurs, en discutant avec Eric, je me suis rendue compte qu’effectivement, être une femme, dans mon taff, et dans l’IT, c’est différent qu’être un homme. Pourquoi ? Parce qu’une femme dans un environnement majoritairement masculin n’est pas exposée aux mêmes risques, aux mêmes anecdotes, aux mêmes responsabilités qu’un homme.

Je voudrais quand même préciser un truc : je vais évoquer des choses que j’ai vécues depuis que je bosse dans le web (en tant que designeuse, développeuse, community manager, j’ai pas fait que formatrice dans ce milieu) mais pour avoir travaillé en tant que factrice, employée administrative, femme de ménage, téléprospectrice, assistante de direction, documentaliste,… je te le confirme, y’a pas que dans l’IT que ça se passe comme ça. Et du coup, comment ça se passe ?

Être une femme dans un milieu majoritairement masculin, c’est risquer d’être infantilisée

J’ai de la chance parce qu’en tant que actuellement, comme je suis formatrice, je suis la responsable des nouveaux apprenants qui arrivent dans ma classe. J’ai la crédibilité et le pouvoir de leur dire que je suis leur formatrice, pas leur pote, que même si j’aspire à ce qu’on puisse tous travailler dans une ambiance conviviale, ça veut pas dire qu’ils peuvent m’appeler par des surnoms ridicules, infantilisants ou réducteurs. Je n’aime pas en arriver là mais oui, ça m’est arrivé de dire que la prochaine fois qu’on m’appelle “princesse”, ça se soldera par une convocation au conseil de discipline.

C’est assez pénible parce que dans ces cas-là, tu passes pour quelqu’un de sans cœur, de “mal-baisée”, de pas drôle alors que tu veux juste pouvoir faire ton travail. Tu es obligée d’être sérieuse et ferme parce que certains, au premier sourire, pense que ça veut dire que t’es open pour du “plus si affinité après les heures de boulot” (voire “pendant”). Tu dois encore plus faire attention à ce que tu dis. Le nombre de fois où j’ai entendu des mecs glousser parce qu’ils ont entendu une nana dire qu’une technologie la fait vibrer, c’est pathétique. C’est pas drôle les gars, sérieux, c’est pathétique. Quand t’as un prénom à la con et que toute ta vie, on te fait la même blague, ce n’est plus drôle, c’est naze. Quand t’es étranger dans un pays et que les autochtones te font les mêmes reproches basés sur des préjugés, ce n’est pas drôle, c’est naze. Bah c’est pareil avec les remarques sexistes.

Être une femme dans un milieu majoritairement masculin, c’est risquer d’être considérée comme une proie sexuelle

Tu te surprends à repousser les avances d’un homme en disant que t’as un copain (que ça soit vrai ou pas). Tu réalises que pour avoir la paix, tu te caches derrière une figure masculine. Et ça fait chier. Ou alors tu leur dis que tu es lesbienne (que ça soit vrai ou pas). Et ça fait chier. Pourquoi ? Parce que si tu leur dis juste qu’ils ne t’intéressent pas, ils ne comprennent pas. Ils agissent comme si tu leur disais qu‘en redoublant d’efforts, ils arriveront à te “pécho”. Nous ne sommes plus honnêtes avec eux parce que ça ne sert à rien. Et parce qu’au final, pour ce genre d’hommes, on n’est vraiment que ça : un vagin disponible ou pas.

Être une femme dans un milieu majoritairement masculin, c’est risquer d’être rabaissée

Combien de fois j’ai entendu qu’une femme n’était pas génétiquement faite pour savoir coder, qu’une femme ne peut pas avoir la logique pour programmer, qu’elle ne peut pas être suffisamment intelligente pour être compétente en informatique ? Trop. À un tel point qu’il m’est arrivé de penser qu’ils avaient raison, que j’étais incompétente, pas légitime, que j’avais rien à foutre là. Puis avec le recul, je réalise que c’est débile parce que ces hommes-là ne savent pas de quoi je suis capable. Surtout parce que les autres hommes, ceux qui ont vu et lu et compris mon code ne m’ont jamais dit que c’était de la merde. Il y en a même qui m’ont dit que je devais arrêter de douter de moi, qu’ils avaient toujours su que j’étais capable. Certains me disent que c’est le syndrome de l’imposteur. Peut-être. Mais quand on te considère comme une vitrine, comme une paire de seins à baiser et qu’en plus, on te répète que des études scientifiques ont prouvé que tu étais programmée pour être conne, quand en plus ça vient de collègues, je ne suis pas certaine que ces doutes ne soient dû qu’au syndrome de l’imposteur.

D’ailleurs, je serais curieuse de savoir quel est le pourcentage de femmes qui osent faire du live-coding. Pas par rapport aux hommes mais juste par rapport au nombre de femmes qui codent.

Être une femme dans un milieu majoritairement masculin, c’est devoir gérer seule des comportements graves

Il y a les dragueurs et il y a aussi les creepy. Le creepy peut être un homme ou une femme. J’ai personnellement expérimenté les deux versions. Mais quand t’es entourée d’hommes, malheureusement, le risque de se faire emmerder par un creepy d’obédience masculine est proportionnellement plus élevé.

Pourquoi on doit assumer ça seule ? Parce qu’on vit une époque où on légitime le fait que les petits garçons s’amusent à soulever ou baisser les jupes des filles. On t’envoie des fleurs, ça te fait peur mais tes collègues trouvent ça marrant. On te harcèle par écrit, ça te fait peur et ça épuise mais on te dit qu’il est un peu trop romantique et que ça lui passera. Ta famille, tes collègues, tes supérieurs reçoivent des messages clamant un amour ou une haine envers toi. Dans les deux cas, il n’est pas rare que tu entendes que t’as bien du faire quelque chose pour inciter quelqu’un à faire ça. Quand un creepy a un comportement ouvertement déplacé par rapport à toi et malgré tes actions pour qu’il se calme, on va te muter pour éviter tout contact entre lui et toi. Pas lui. Toi.
Au final, tu ne dis plus rien parce que t’as peur de passer pour une emmerdeuse qui interprète tout mal. Ou que les gens autour de toi (consciemment ou pas) agissent comme si tu étais en tort.

Chez BeCode, on a déjà connu des creepy et on en connaîtra encore. Ce qui est rassurant, c’est qu’on s’entend suffisamment bien entre collègues pour en parler. Et on est suffisamment bien entourées pour que ce genre de comportements soient pris au sérieux. Et que nous aussi, en tant que femmes, qu’on soit en première ligne comme moi ou qu’on soit moins exposées comme mes collègues femmes, on soit prises au sérieux.

Être une femme dans un milieu majoritairement masculin, c’est risquer de s’exposer à la compétition féminine

Car il n’y a pas que les hommes qui peuvent être creepy. Certaines femmes, aussi, peuvent faire preuve d’un comportement gênant et inapproprié sous prétexte qu’elles perçoivent la présence d’une autre femme sur leur territoire comme une tentative d’usurpation du pouvoir. Là, c’est le pompon : entre rivalité mal placée, coups de pute et ragots dégueulasses, tu retournes à l’époque du lycée.

Être une femme dans un milieu majoritairement masculin, c’est s’exposer à (n’)être (qu’)une vitrine

Oui, être une femme dans un milieu d’hommes, c’est pas simple, c’est dur, c’est être constamment exposée. Si t’es mal habillée, mal coiffée, on peut te faire des remarques sur ta présentation alors que des hommes peuvent faire des présentations avec leur casquette, leur barbe de 5 jours ou des t-shits avec des messages passifs agressifs rigolos, on ne leur dira jamais rien. Si tu ne choisis pas le bon mot dans une phrase, on peut te faire une remarque sur le fait que tu n’es pas assez pro ou (ça existe encore) sur ta “mauvaise période du mois”. Quand c’est un mec, il suffit qu’il dise qu’il n’a pas bien dormi la nuit précédente et c’est bon, c’est pas grave, c’est oublié.

Être une femme dans un milieu majoritairement masculin, c’est être en compétition avec des hommes en conflit avec leur propre masculinité

Ma mère (et elle n’est pas la seule) disait qu’une femme dans un monde d’hommes doit travailler deux fois plus, doit être deux fois plus performante, deux fois plus efficace, deux fois meilleure qu’un homme pour être acceptée par ses pairs masculins. Elle se trompait. Évoluant elle-même dans un milieu professionnel majoritairement masculin, elle le constate tous les jours.
Quand t’en arrives à donner le maximum de toi-même, tu dois essuyer le mépris de certains hommes. Parce que tu es une femme. Quand c’est un homme, c’est normal. Quand une femme est compétente voire plus compétente qu’eux, ils sont odieux et tu dois l’accepter parce que c’est “comme ça”.

Quand t’es une femme, tout est potentiellement un terreau pour les ennuis, les conflits, les rivalités, les guerres. Et parce que t’es une femme, on va te demander à toi de passer l’éponge, d’être compréhensive, d’être dans le pardon, dans l’acceptation de l’autre.

Mais du coup, être une femme dans un milieu majoritairement masculin, c’est leur montrer qu’on vaut mieux que ça.

Quand je dis “on”, c’est pas seulement “nous les femmes”, mais “nous les humains”.

Oui, il y a une part de “nous les femmes”. Comme je le disais plus haut, certains hommes pensent encore que c’est normal d’appeler une femme (qu’elle soit sa supérieure, sa collègue ou sous sa responsabilité) avec des petits noms niais. Le fait de réagir avec fermeté et de ne plus laisser passer ça, c’est déjà faire évoluer les mentalités, de faire réagir sur le fait que non, ce type de comportement n’est pas ok. C’est pas grand chose mais si le message passe et qu’on arrive enfin à se faire respecter, ça veut dire que les choses peuvent changer.

C’est difficile d’être à la hauteur tous les jours, de ne pas montrer ses coups de fatigue ou ses coups de colère. J’essaie d’insuffler insidieusement le concept de la positivité. Pourquoi ? Parce que ça change la donne significativement.
Quand j’ai commencé mon boulot de formatrice, on était dans une usine pas du tout aux normes de sécurité, dans une salle sans vitre en plein hiver. Ce que ça a changé d’être positif ? Personne ne s’est plaint, tout le monde cherchait constamment comment améliorer notre situation, comment bidouiller, comment bricoler, comment construire quelque chose avec du pas-grand-chose. Aucun de mes stagiaires n’a abandonné à cause des locaux désastreux, entre autre parce qu’ils voyaient que nous, formateurs, on venait. Et nous, surtout parce qu’on voyait qu’eux aussi ils venaient. Les uns comme les autres, on n’a pas abandonné. On s’est serré les coudes, on s’est unis contre notre situation, on a essayé de faire du mieux qu’on pouvait et on a réussi. Être positif même quand on est dans la méga merde, ça permet d’avancer malgré la fatigue, ça permet aussi de rire d’une situation qui est énervante.

Être une femme dans un milieu majoritairement masculin, c’est montrer que c’est dommage que ça soit majoritairement masculin

Montrer qu’une femme a “autant de couilles” qu’un homme, qu’on ne baisse pas les bras, qu’on a le feu, la foi et la rage de pas se laisse abattre, ça montre à tous que si moi je peux le faire, ils le peuvent aussi. On parle de plus en plus des hommes blancs caucasiens hétéros qui sont nés avec plus de facilité que les autres. Évoluer dans une équipe avec des personnes qui ne le sont pas et qui sont (ô surprise) compétentes, professionnelles et proactives, c’est aussi casser ses préjugés : oui, on peut être une femme, un homme, homosexuel, blanc, noir, jeune, vieux, avoir beaucoup d’expérience ou pas du tout et casser des culs.

Être une femme formatrice en développement web chez BeCode, c’est avoir conscience qu’on se doit d’être exemplaire pour montrer que “c’est possible”. C’est rester sur ses gardes quant aux intentions de certains stagiaires mais aussi certains collègues qu’on apprend à connaître. C’est anticiper les emmerdes et tenter de les prévenir avant de devoir en guérir. C’est être (trop) souvent sollicitée parce qu’on est la seule paire d’ovaire de l’équipe et du coup on ressent le stress de ne pas savoir quoi dire quand on te pose cette question qui, tu le penses sincèrement, ne te concerne pas : comment ça se fait qu’il y a aussi peu de femmes dans l’IT ? Mais qu’est-ce que j’en sais moi ? J’ai toujours plus ou moins évolué avec des hommes et avec des femmes qui ne se sentaient pas et qui n’agissaient pas comme étant inférieures aux hommes. Pour moi, les hommes et les femmes sont pareils. Bien sûr que j’ai déjà subi des choses atroces de par ma condition féminine. Malheureusement “comme toutes les femmes”. Pour autant, actuellement, je travaille avec des gens formidables qui me font me sentir bien dans mon job.

Adrian, Miriam, Miloon, Eric de BeCode
Adrian et Miriam de la première promo et Miloon et Eric, binôme de formateurs de cette première promo

Être une femme dans un milieu majoritairement masculin, ça n’empêche pas d’être bien entourée

Je suis très proche de certains de mes collègues et je ne pense pas que ça soit une erreur de ma part. Je ne pense pas prendre de “risques” parce que je suis une femme. Je pense que ça montre qu’on peut être un homme, une femme, être collègues, être amis, être complices, et ne pas forcément se mettre en danger, ne pas forcément risquer d’être rabaissée, humiliée, harcelée, exploitée, moins bien considérée. Tout n’est qu’une affaire de culture, d’éducation, de savoir. Lorsqu’on sait qu’en face, on a à faire à un humain tout autant capable que soi, tout aussi émotif que soi, tout aussi sujet au stress et aux emmerdes de la vie quotidienne que soi, qu’on arrête de se regarder le nombril pour considérer les autres, tout est possible.

Alexandre, Miloon et Bertrand
Alexandre (quota cheveux blancs), Miloon (quota ovaires) et Bertrand (quota premiers poils)

Oui mais du coup, pourquoi si peu de femmes dans l’IT ?

Justement, plutôt que de me demander à moi, faudrait plutôt demander aux femmes qui n’y sont pas.

21 commentaires pour “Être une femme entourée d’hommes dans l’informatique

  1. Pour la dernière question aussi:
    http://www.atlantico.fr/decryptage/egalite-hommes-femmes-film-norvegien-qui-fait-voler-en-eclat-40-annees-certitudes-arthur-vivien-520300.html

    Par ailleurs je trouve très hypocrite cet acharnement dans le domaine IT sur la parité. certains ont des tocs avec les chiffres, si ce n’est pas 50/50 ou plus du côté des femmes, ça ne va pas, mais attention surtout pas plus d’hommes. Par contre que le domaine de l’infirmerie soit dominé par les femmes alors là aucun problème.

    1. Plus de femmes infirmières mais plus d’hommes médecin, ça choque dans les 2 sens ?
      Les femmes sont éduquées pour prendre soin des autres mais sans trop d’études, faut pas déconner.
      #balancetonporc

      1. Justement non ça ne me choque pas. Qu’un domaine soit majoritairement composé d’hommes ou de femmes, je n’ai aucun problème avec ça. Je n’ai pas une lubie à un seul sens des nombres.

        Si tu penses que des personnes, j’imagine des méchants hommes blancs hétérosexuels athées ou catholiques (les pires privilégiés bien sûr), empêchent les femmes de faire des études longues, je t’invite à lire ceci: https://www.orientation-education.com/article/infographie-les-femmes-sont-plus-diplomees-que-les-hommes
        59% de femmes en Master 🙂

        En 2013 la médecine était composée de 41% de femmes médecins avec une tendance de fond à une féminisation du domaine au point de devenir majoritaire en 2022: https://www.la-croix.com/Ethique/Medecine/Les-femmes-sont-l-avenir-de-la-medecine-_NP_-2013-02-28-916181
        Donc bon encore une fois, je ne vois absolument pas où on empêche les femmes de faire des études.

        #balancetonSJW

    2. L’article qui commence bien: « Existe-t-il des différences biologiques innées entre les hommes et les femmes ? Pour certains réseaux qui se disent « scientifiques » la réponse est « non ». Pour d’autres chercheurs la réponse est « oui ». »
      La réalité est:
      « Existe-t-il des différences biologiques innées entre les hommes et les femmes ? Pour certains réseaux qui se disent « scientifiques » la réponse est « oui » ou « non ». Pour d’autres chercheurs la réponse est « cela nécessite d’isoler des êtres humains dans des éprouvettes à l’abri de la société, ce qui est éthiquement condamnable. La réponse est donc: c’est VACHEMENT dur, et pour le moment, on ne sait pas. Certains chercheurs expriment leur croyance quant à l’explication, mais ils ne sont pas stupides au point de prétendre que cette croyance est soutenue par la science. Et si quelqu’un vous réponds « oui », vous savez que cette personne est un con ». »

      Même la situation Norvègienne ne permet pas de conclure grand-chose, alors que la Norvège ne vit pas en vase clôt: ni géographique (quand tu regardes les séries télés américaines, un certain secteur peut être dans le pays à parité, ça ne change rien à la perception: les ados connaissent plus le monde à travers la télé qu’en passant leur temps à visiter les entreprises pour y compter les hommes et les femmes), ni historique (le choix des études se font vers 20 ans, le développement des goûts en matière de secteurs se font vers 10 ans, et sont fortement influencés par l’opinion des adultes, eux-mêmes ayant développé ces goûts quand ils avaient 10 ans).

      Bref, bien sûr, la situation norvégienne pose question. Mais je vois trop souvent des idiots tirer les conclusions qu’ils veulent entendre et prétendre que c’est scientifique, alors qu’ils n’ont fait aucun boulot pour même essayer de voir si ces effets sont possibles sans que cette conclusion soit juste.

      1. Attention l’article sur la Norvège est une piste de réponse, pas une vérité absolue scientifique. Malgré tout on peut observer (pas déduire ni conclure) certains faits.

        1. Exactement.
          Par contre, sur les observations norvégiennes, je cherche encore un article qui ne fait qu’observer ces faits et qui ne dit pas également des grosses conneries pseudo-scientifiques.
          On peut à la limite expliquer qu’on était soi-même un idiot pour être surpris de ces observations et n’avoir même pas écouté les explications de ceux qui ont proposé ces méthodes.

          En plus, je trouve la dernière question plus pertinente: demandons à celles qui ont voulu faire cette carrière et ont été découragées.
          Ce sont eux qui apporteront des éléments pertinents.
          Celles qui n’ont pas envisagés cette carrière ne produisent pas d’informations pertinentes, vu qu’on ne peut scientifiquement pas dire si leur choix de carrière n’a pas été influencé socialement.

    1. Il y a deux ans, j’ai découvert l’écriture inclusive. Je me suis évertué à l’appliquer partout où je trouvais ça cohérent et judicieux. Du coup, ça m’a même motivé à faire davantage attention au simple fait d’accorder au féminin les verbes me concernant (écrire ET dire « je suis prise » au lieu de « je suis pris » par exemple).

      Et puis j’ai appris que l’écriture inclusive, selon comment c’était rédigé, ça n’était plus lisible pour les malvoyants ou les aveugles via l’utilisation de leur lecteur d’écran. Et en en discutant, je me suis rendue compte qu’effectivement, c’était dommage d’exclure une partie de la population à laquelle on ne pense malheureusement pas assez pour inclure une autre partie de la population. Je ne voulais pas choisir entre l’un ou l’autre. Je me suis simplement dit que tant que je n’avais pas LA solution qui permettait d’inclure tout le monde, j’allais « rester » en stand by. Je sais, c’est pas très courageux mais je n’ai pas trouvé de solution qui me convienne moralement.

      Par contre, si tu connais une chouette méthode d’écriture inclusive qui n’exclut pas les aveugles et mal-voyants, je suis preneuse ! 🙂

  2. En lisant cet article , j’ai plus l’impression que le problème c’est plus être une femme entourée d’abrutis qu’être une femme entourée d’homme … Je bosse dans une équipe de 15 développeurs où il n’ya qu’une femme.
    Il n’ya jamais rien eu de déplacé à son égard , jamais de « mots doux » ou de petit sobriquet. Au pire elle à eu le droit au même blague (certes pas toujours drole ^_^) que tous les autres membre de l’équipe.

  3. Beaucoup d’amertume et de victimisation dans ce témoignage, et par contre, le « bon coté » d’être une femme c’est bizarre les femmes « engagées » n’en parle jamais et pourtant il existe (et je parle pas des quota de personnel féminin ou de la féminisation forcé des conseil d’administration ou de la politique mais bien du fait que parce ce que vous êtes une femme on vous accord quelque chose que l’on aurai pas accorder a un homme…)

    Le milieu professionnel est par définition dans notre société ultra libérale un milieu ultra compétitif, et donc pas un endroit ou la bienveillance et le soucis de l’autre sont bien vu voir carrément un aveu de faiblesse homme ou femme même combat, tout le monde aux abris.

    Après qu’un homme hétérosexuel regarde différemment une femme qu’un homme c’est pas du sexisme c’est la programmation génétique lié a la reproduction de l’espèce (traits physiques communs/recherchés/symétrie du corps/bonne santé), et malgré ce que beaucoup tente de nous faire croire cela n’as rien a voir avec « femme objet ». Il ne faut oublié que nous sommes des animaux.
    Cela ne justifie en rien le harcèlement la violence ou tout autres types de sexisme mais cela conditionne les relations sociales homme femme de façon totalement inconsciente.
    Et il est ÉVIDENT, que tu le veuille ou non, que je le veuille ou non, que si les traits physiques recherchés se retrouve chez « la femme » avec qui l’on interagit, le discours, l’exigence et l’évaluation sera différente, on peu tenté de travailler collectivement sur le sujet mais il persistera quand même cette partie inconsciente qui pour celles qui correspondent au critères plus que les autres EST un avantage…

    Pour faire dans le simpliste et dans la culture IT/Geekerie, tu doit connaitre la fameuse phrase/meme « There are No Girls on the Internet » et c’est cela, devant son clavier il n’y a plus l’avantage d’être continuellement attirante pour les « males » ce qui a pour effet non pas de désexualiser les conversations mais plutôt de faire revendiquer aux femmes le fait d’être femme pour regagné cette avantage.

    Autre chose, dans un milieu très majoritairement féminisé comme dans les hôpitaux, les EPAD la mode, les hommes redoutent également cette sous représentation pour les même raisons, donc ce n’est pas qu’un problème de perception « des femmes dans le monde du travail » mais plus généralement une tendance ‘ »naturellement » grégaire des genres.

    cordialement

    1. Il y aurait énormement de choses à dire pour ce commentaire. Mais la plupart des éléments sont hélas trop courant, et on se décourage vite à expliquer et réexpliquer encore et encore.

      Je me permettrais de répondre sur 2 éléments:

      1) en ce qui concerne les quota, il y a un défaut fondamental dans le raisonnement.
      La raison de l’existence des quota est le résultat d’un constat objectif que les femmes en général sont jugées plus sévèrement que les hommes, de manière inconsciente (la décision d’imposer un quota est en général prise par des hommes, qui n’ont absolument aucun intérêt à faire engager des incompétents, cela veut dire qu’en général, les quotas ne sont imposés que si les preuves d’un biais sont en béton). Donc, ces études montrent que justement, en général, on engage un homme alors qu’on n’aurait pas engagé une femme équivalente. Cela parait un peu drôle de voir beaucoup de personne se plaindre de l’injustice des quotas, mais « oublier » l’injustice de l’absence des quotas.
      Le défaut fondamental, c’est que ces études démontrent un biais inconscient. Cela signifie que la personne qui engage un homme alors qu’il n’aurait pas engagé une femme est persuadé que ce choix est correct, que l’homme est en réalité plus compétent. Du coup, pour cette personne victime de ce bias, lorsqu’on place un quota qui corrige correctement le biais, il sera le premier à considérer que la femme qui est maintenant engagée est favorisée par ce quota, vu que selon lui, elle est moins compétente.
      En d’autres termes: si vous n’aviez pas remarqué, avant l’arrivée des quotas, que des hommes prenaient la place de femmes plus compétentes, alors, vous n’êtes pas en position de juger si ces quotas ont permis à des femmes moins compétentes d’accéder à un poste à la place d’hommes plus compétents.
      Après, on peut évidemment discuter, mais il y a plein de subtilités (par exemple: effectivement, il peut y avoir moins de femmes dans un secteur, et si on suppose une distribution des compétences identiques, un quota à 50/50 n’est pas une bonne idée. Sauf que le biais existe aussi durant les études, ce qui signifie qu’à la sortie des études, la distribution des compétence n’est pas identiques: on a moins de femmes, mais elles sont en moyenne plus compétentes).
      Bref, je ne veux pas dire que les quotas sont toujours parfait, mais que la situation est plus complexe que cela.
      Ainsi, par exemple, la London School of Economics a réalisé une étude intitulée « gender quota and the crisis of the mediocre man », où ils mesurent une augmentation de la qualité grâce aux quotas qui remplace certains hommes par des femmes plus compétentes.

      2) en ce qui concerne les milieux très féminisés, quelque chose qui me surprend chaque fois, c’est le fait que la différence fondamentale de traitement entre les deux cas passe si souvent inapperçue.
      Lorsqu’une femme se retrouve dans un milieu masculin, la majorité (pas toutes, bien sur, mais la majorité) des blagues ou des remarques qu’elle reçoit se base sur le fait qu’elle est sans doute pas capable de faire son travail correctement (cela va de l’allusion qu’elle a eu le poste en couchant à celle où son rôle dans le groupe est de faire la vaiselle).
      Lorsqu’un homme se retrouve dans un milieu féminin, la majorité des blagues ou des remarques qu’il reçoit se base sur le fait qu’il s’abaisse à faire un boulot de femme (cela va de l’allusion au manque de virilité à l’allusion à la fainéantise de se la couler douce) (j’avais lu un article à propos des hommes sage femme, où les témoignes s’accordaient à dire que c’était le public qui se moquait et pas les collègues, contrairement par exemple à l’informatique pour les femmes).
      En gros, on se moque des femmes qui font des boulots d’hommes car elles pensent être capable de faire un boulot d’homme, supérieur à son status de femme, et on se moque des hommes qui font des boulots de femmes car ils se rabaissent à faire un boulot de femme, inférieur à son status d’homme.
      Évidemment, on peut trouver des exemples où ce n’est pas le cas, mais c’est bel et bien l’idée générale réelle.
      C’est évident une très mauvaise chose pour les hommes, mais c’est un peu simpliste de prétendre qu’on est en situation symétrique. C’est très intéressant de voir que certains ont totalement pas conscience de cette différence.

  4. J’ai immédiatement exclu les quotas dans mes propos liminaires, donc merci pour la digression mais pour le coup ça tombe a coté.
    Pour les milieux très féminisés, je suis désolé mais votre vision est réductrice et un peu bizounours (genre les femmes sont toujours gentilles par essence et les hommes toujours de salauds misogynes de nature quand ils sont en majorité), vous aussi vous n’échappez pas aux à priori et au manbashing.
    Oui quand les femmes sont « surreprésentées » il y a également une mécanique grégaire et excluante, pas forcement identique (surement moins de blagues graveleuses) mais d’autres stratégies excluantes sont a l’œuvre , elles aussi basés sur des biais et des à priori à combattre.
    Un autre biais que l’on oubli souvent est simplement statistique, pour une femme, dans un milieu professionnel très masculin il y a plus de chance (statistique) de tomber sur un homme « toxique » que sur une femme toxique vu qu’elles sont sous représentées, mais de la même manière dans un milieu féminin un homme a statistiquement plus de chance de tomber sur une femme toxique que sur un homme toxique pour les même raisons.

    Cordialement

    1. Ok. Bon, d’abord, mon commentaire sur les quotas souligne une erreur courante qui me semble ne fait pas partie des choses qu’on a en tête ici.
      Que votre commentaire personnel n’en parle pas ne veut pas dire que je n’ai pas le droit d’en parler.
      Surtout que ce que cette discussion sur les quotas répond également aux autres éléments du commentaire (trop vagues pour pouvoir être pris comme exemple) et souligne le défaut du raisonement: le fait de juger d’une situation alors qu’on sait que la situation est soumise à un biais de jugement.
      Cela fonctionne identiquement avec tout les autres avantages: comment pouvez-vous prétendre qu’une femme a obtenu une faveur parce qu’elle est une femme, vu que le mérite estimé de cette femme est probablement incorrect ? (cela ne veut pas dire qu’un tel avantage ne peut pas exister, mais cela veut dire qu’il faut mettre en place une méthodologie y rémédiant avant de pouvoir tirer des conclusions)
      C’est le fond de mon propos: cette méthodologie qui repose sur des impressions est fondamentalement incorrecte.

      Ensuite, je ne vois pas en quoi ce que vous expliquez ici s’oppose à ce que j’ai écris. Ce que j’ai écris ne prétend nulle part que les femmes toxiques ne peuvent pas exister. Si le problème se résumait à l’existence de personnes toxiques, la situation serait bien plus similaire d’un environnement mixte, y compris en tenant compte de l’effet grégaire (qu’on peut retrouver dans plein d’autres configurations pourtant mixtes).
      L’article que vous proposez rejoint cela totalement, insistant à plusieurs reprises qu’un homme qui fait un métier de femme subit le préjugé de manquer de virilité, c’est-à-dire de faire partie d’une catégorie inférieure. Et également sur le fait que les métiers féminins étaient en général encadré, c’est-à-dire soumis à des supérieurs (qui peuvent être, bien sur, féminin ou masculin, mais l’élément important est que ce sont des métiers de status social peu élevés)

      On notera également que cela répond à une question posée dans ce document: pourquoi y a-t-il plus d’efforts entretenu pour les femmes en milieu masculin que pour les hommes en milieu féminin. La réponse est que les femmes en milieu masculin essaie d’obtenir un status social plus prestigieux, et que la majorité des status prestigieux sont soumis à ce genre de biais à l’égard des femmes (ce n’est pas un hasard si dans le milieu des soins, le métier d’infirmier est dominé par les femmes, tandis que le métier de médecin, pourtant tout autant « social », a longtemps été considéré comme masculin, voire même interdit aux femmes). Tandis que pour les hommes, si la situation est effectivement très déplaisante, il ne s’agit pas d’un status entier auquel ils veulent s’élever qui leur refusé.
      C’est également visible dans le fait qu’il y a peu de revendication pour imposer la parité dans les métiers typiquement masculin mais de status social peu élevé (mineurs, …). Simplement parce que, si ce n’est pas idéal de n’avoir pas accès à un métier, c’est encore pire d’être exclu d’une position sociale prestigieuse alors qu’on le mérite.
      En d’autres termes: le problème n’est pas d’avoir 60 hommes et 40 femmes dans untel secteur, le problème est qu’il existe un sentiment qui dit que les femmes ne sont « pas assez bien » pour ce secteur (et comme pour les hommes, le sentiment n’est pas qu’ils sont « pas assez bien », cela provoque des sentiments d’injustice différents).

      C’est très parlant de voir qu’alors que mon premier commentaire ne prétendait pas du tout que la situation était la faute des hommes, la réponse y croit dur comme fer. C’est un peu de ma faute, car c’est vraiment typique et j’aurais du y penser: lors de ce genre de débat, la fragilité de certains est telle qu’il faut passer son temps à expliquer qu’on n’accuse pas les hommes. Ces mêmes personnes vont ensuite prétendre qu’ils observent trop souvent de l’hostilité à l’égard des hommes, mais on est en droit de se poser la question: s’ils ont fait une telle erreur, comment les croire lorsqu’ils prétendent avoir vu de l’hostilité ? J’ai même vu un jour circuler une bande dessinée qui expliquait explicitement « que c’est aussi de la faute des femmes », et j’ai vu des intervenants, le plus sérieusement du monde, se plaindre qu’ils étaient fatigué de voir qu’on remet tout sur le dos des hommes. Cela ne veut pas dire que c’est toujours le cas, mais il faut bien garder en tête qu’il y a des vrais biais inconscients très impressionant en jeu.

  5.  » comment pouvez-vous prétendre qu’une femme a obtenu une faveur »[…]
    « C’est le fond de mon propos: cette méthodologie qui repose sur des impressions est fondamentalement incorrecte. »[…]

    Il ne s’agit pas « d’impressions fondamentalement incorrecte » mais plutôt sur une vision académique plutôt partagée :

    « A meta-analytic review of research on the physical attractiveness stereotype », Psychological Bulletin, vol. CX, n° 1, juillet 1991.
    « Beauty is talent: Task evaluation as a function of the performer’s physical attractivness » David Landy et Harold Sigall (Journal of Personnality & Social Psychology , vol. XXIX, n° 3, mars 1974. )
    « Ce qui est beau… est bien. Psychosociobiologie de la beauté » (Jean-Yves Baudouin et Guy Tiberghien, Presses universitaires de Grenoble, 2004)
    « Beauté, jugements et réussite » (Haissat Sébastien dans revue ¿ Interrogations ?, N°14. Le suicide, juin 2012 http://www.revue-interrogations.org/Beaute-jugements-et-reussite,309

    « mon premier commentaire ne prétendait pas du tout que la situation était la faute des hommes, la réponse y croit dur comme fer. C’est un peu de ma faute, car c’est vraiment typique et j’aurais du y penser: lors de ce genre de débat, la fragilité de certains est telle qu’il faut passer son temps à expliquer qu’on n’accuse pas les hommes. Ces mêmes personnes vont ensuite prétendre qu’ils observent trop souvent de l’hostilité à l’égard des hommes, mais on est en droit de se poser la question: s’ils ont fait une telle erreur, comment les croire lorsqu’ils prétendent avoir vu de l’hostilité  »

    Que de mépris pour la capacité de l’autre à raisonner et analyser, d’outrecuidance et d’assurance de détenir la vérité absolu tout en éludant les arguments principaux des autres pour mieux se gargarisé et revenir à ses propres arguties.

    Quand a votre « analyse » du lien fourni et ce que vous en concluez, c’est a minima un raccourci fallacieux due a une lecture en diagonale soit au pire une tentative désespérée de se raccrocher au branches. Les points 26 a 37 semble beaucoup plus équivoque que votre conclusion cavalière « L’article que vous proposez rejoint cela totalement, insistant à plusieurs reprises » .

    Cordialement

    1. Hm, vous êtes conscient que la liste d’articles que vous donnez parle de la beauté en général, qui s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes?
      Je m’attendais au moins à voir des références à l’effet des femmes formidables (women are wonderful effect en anglais), qui est effectivement quelque chose de réel et scientifique, mais qui ne change rien à mes propos précédents. Il faudrait être idiot pour prétendre que le monde est soit blanc soit noir, et que les stéréotypes ne peuvent qu’être négatifs ou que positif, sans avoir des bon et des mauvais côtés en même temps. C’est même le contraire: l’existence de stéréotypes positifs est un symptome de l’existence de stéréotype négatif (c’est ce qu’on appelle « benevolent prejudice » en anglais).

      Le reste du commentaire est d’une banalité profonde: comme d’habitude, j’aurais pu écrire n’importe quoi, je serais toujours « présomptueux et irrespectueux ». C’est un exercice amusant: imaginez vous même ma réponse tournée de manière idéale: défendant les mêmes arguments, mais sans les aspects que vous reprochez. Hé bien je peux parier que si j’avais écris ce comment exactement, vous m’auriez reprocher la même chose. C’est un jeu où je ne peux pas gagner: j’ai le malheur de ne pas être d’accord avec vous, donc, mes commentaires seront lus de manière à y déceler la moindre interprétation qu’on pourrait trouver choquante.

      Et je confirme: JE SUIS 100% D’ACCORD AVEC LES POINTS 26 À 37. Ceux-ci ne sont pas du tout contradictoires avec mon premier commentaire. Ils sont en contradictoin avec une représentation totalement caricaturale que vous vous êtes faite de moi au moment où j’ai eu l’outre-cuidanse de ne pas supporter aveuglement vos opinions. C’est assez triste de voir quelqu’un essayer de prétendre qu’il sait lui-même mieux que moi quelles sont mes opinions. Plus celui-ci insiste, plus il creuse sa propre tombe, car quand on fait ce genre d’erreur, difficile d’ensuite prétendre que le reste de l’analyse n’est pas du même tonneau.

      1. Au moins 2 des 4 papiers citées font EXPLICITEMENT le distinguo de perception et des conséquences de cette différence de perception de la beauté homme/femme vs femme/homme mais bien sur dans le titre ceci n’est pas précisé…
        Quand au manichéisme que vous semblez me reprocher, c’est plutôt vous qui voyais tout en noir et blanc, relisez vous, pour vous il n’est pas possible de dire qu’une femme dans un milieu professionnel d’homme a des avantages « concurrentiels » pour cause selon vous d’absence de méthodologie validé par vous sauf que si, que ca vous plaise ou non mais on en parle pas et ça s’arrête là.
        Vous préféré vous focaliser sur d’autres « biais » qui surement existent mais qui en aucun cas n’effacent ce dont je parle comme par magie. Reprenez mon 1er commentaire et votre réponse hautaine et revenez me faire une leçon de caricature de la pensée de l’autre.
        Quand a vos opinions, je vous les laissent et les respectent mais essayez au moins d’être un minimum tolérant aux opinions des autres ainsi que courtois dans la façon d’exprimer votre désaccord plutôt que cette façon narquoise de prendre les autres pour des abrutis car il ne prenne pas ce que vous dite pour parole d’évangile voir ne sont pas d’accord avec vous (crime de lèse-majesté).
        Quand a la capacité d’exclure l’autre (genre) et de le faire souffrir, les femmes n’y échappe pas (elles ne sont pas « meilleure par nature » malgré ce que vous laissez entendre), individuellement ET dans des collectifs mixte majoritaire et non mixte les même mécanismes de dominations se mettent en place.
        Combattre une injustice en mettant cela sous le tapis et pour moi une très mauvaise solution qui ne ferra au final qu’inverser la victime et le bourreau…

Laisser un commentaire

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut