Ok. Bon, d’abord, mon commentaire sur les quotas souligne une erreur courante qui me semble ne fait pas partie des choses qu’on a en tête ici.
Que votre commentaire personnel n’en parle pas ne veut pas dire que je n’ai pas le droit d’en parler.
Surtout que ce que cette discussion sur les quotas répond également aux autres éléments du commentaire (trop vagues pour pouvoir être pris comme exemple) et souligne le défaut du raisonement: le fait de juger d’une situation alors qu’on sait que la situation est soumise à un biais de jugement.
Cela fonctionne identiquement avec tout les autres avantages: comment pouvez-vous prétendre qu’une femme a obtenu une faveur parce qu’elle est une femme, vu que le mérite estimé de cette femme est probablement incorrect ? (cela ne veut pas dire qu’un tel avantage ne peut pas exister, mais cela veut dire qu’il faut mettre en place une méthodologie y rémédiant avant de pouvoir tirer des conclusions)
C’est le fond de mon propos: cette méthodologie qui repose sur des impressions est fondamentalement incorrecte.

Ensuite, je ne vois pas en quoi ce que vous expliquez ici s’oppose à ce que j’ai écris. Ce que j’ai écris ne prétend nulle part que les femmes toxiques ne peuvent pas exister. Si le problème se résumait à l’existence de personnes toxiques, la situation serait bien plus similaire d’un environnement mixte, y compris en tenant compte de l’effet grégaire (qu’on peut retrouver dans plein d’autres configurations pourtant mixtes).
L’article que vous proposez rejoint cela totalement, insistant à plusieurs reprises qu’un homme qui fait un métier de femme subit le préjugé de manquer de virilité, c’est-à-dire de faire partie d’une catégorie inférieure. Et également sur le fait que les métiers féminins étaient en général encadré, c’est-à-dire soumis à des supérieurs (qui peuvent être, bien sur, féminin ou masculin, mais l’élément important est que ce sont des métiers de status social peu élevés)

On notera également que cela répond à une question posée dans ce document: pourquoi y a-t-il plus d’efforts entretenu pour les femmes en milieu masculin que pour les hommes en milieu féminin. La réponse est que les femmes en milieu masculin essaie d’obtenir un status social plus prestigieux, et que la majorité des status prestigieux sont soumis à ce genre de biais à l’égard des femmes (ce n’est pas un hasard si dans le milieu des soins, le métier d’infirmier est dominé par les femmes, tandis que le métier de médecin, pourtant tout autant « social », a longtemps été considéré comme masculin, voire même interdit aux femmes). Tandis que pour les hommes, si la situation est effectivement très déplaisante, il ne s’agit pas d’un status entier auquel ils veulent s’élever qui leur refusé.
C’est également visible dans le fait qu’il y a peu de revendication pour imposer la parité dans les métiers typiquement masculin mais de status social peu élevé (mineurs, …). Simplement parce que, si ce n’est pas idéal de n’avoir pas accès à un métier, c’est encore pire d’être exclu d’une position sociale prestigieuse alors qu’on le mérite.
En d’autres termes: le problème n’est pas d’avoir 60 hommes et 40 femmes dans untel secteur, le problème est qu’il existe un sentiment qui dit que les femmes ne sont « pas assez bien » pour ce secteur (et comme pour les hommes, le sentiment n’est pas qu’ils sont « pas assez bien », cela provoque des sentiments d’injustice différents).

C’est très parlant de voir qu’alors que mon premier commentaire ne prétendait pas du tout que la situation était la faute des hommes, la réponse y croit dur comme fer. C’est un peu de ma faute, car c’est vraiment typique et j’aurais du y penser: lors de ce genre de débat, la fragilité de certains est telle qu’il faut passer son temps à expliquer qu’on n’accuse pas les hommes. Ces mêmes personnes vont ensuite prétendre qu’ils observent trop souvent de l’hostilité à l’égard des hommes, mais on est en droit de se poser la question: s’ils ont fait une telle erreur, comment les croire lorsqu’ils prétendent avoir vu de l’hostilité ? J’ai même vu un jour circuler une bande dessinée qui expliquait explicitement « que c’est aussi de la faute des femmes », et j’ai vu des intervenants, le plus sérieusement du monde, se plaindre qu’ils étaient fatigué de voir qu’on remet tout sur le dos des hommes. Cela ne veut pas dire que c’est toujours le cas, mais il faut bien garder en tête qu’il y a des vrais biais inconscients très impressionant en jeu.